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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 11:39

Chers parents,

je voudrais par la présente, vous informer de mon irritation grandissante suite à quelques faits dont vous, parents, êtes les auteurs ou initiateurs. Dans les exemples qui suivent, je ne vise personne en particulier... Cela dit, si certains se sentent concernés, nous aurons déjà fait un grand pas.  Voilà le genre de  faits qui pourraient éventuellement   être à l'origine de ma colère (vous noterez les pincettes utilisées, en gras) :

Premier exemple : Pourquoi faut-il toujours contredire le maître de la classe quand il punit un élève ???  C'est vous parents, qui pouvez juger  de l'acte de l'enfant   d'après ses seuls dires.  Etes vous sûr qu'il est très objectif... C'est bien d'avoir confiance en son môme. C'est bien aussi d'avoir confiance en l'enseignant. Avez vous vu la scène, depuis votre maison ? ( c'est vrai que vous n'habitez pas loin)... Moi, j'ai vu, votre enfant shooter de toutes ses forces dans le cartable de sa camarade (cartable qu'elle avait, d'ailleurs, encore sur le dos). J'ai même entendu ce qu'il a lui a dit, juste avant que j'intervienne...

Bien-sûr cela n'est qu'exemple. Ne vous sentez pas visez, vous !

Deuxième exemple : Quand un enfant arrive en chaussons à l'école, c'est complétement de sa faute. A 10 ans, on est censé être autonome. Si c'est un jour où on a rugby.... on se dit que les parents auraient pu faire attention car en plus il est demandé que les enfants aient des chaussures de rechange.  Si on appelle les parents (qui n'habitent pas loin de l'école) pour venir  d'urgences amener une paire (ou 2) de baskets et que malgré leur confirmation, ils ne sont pas là au bout d'une demie heure.... on dispute l'enfant de ne pas savoir éduquer ses parents. Si après 3 appels, le papa daigne venir avec les chaussures (tenez vous bien) de la petite soeur qui chausse du 3 ... parce que "Merde alors... elles se ressemblent vachement... les chausssures!".... Que fait on ???? Je vous le demande à vous parents de ma classe. J'attends des réponses par le biais du carnet des enfants. Attention aux fautes, je le ferai remarquer à tous mes collègues et on rigolera bien sur votre gueule... alors attention.

Je vous rappelle, chers parents, que ceci n'est qu'un exemple... et que je ne vise personne.

Troisième exemple : Vous, parents de ma classe, avez vous déjà organisé un goûter avec 25 enfants surexcités ? C'est ce que je fais une fois par trimestre avec vos enfants... lors des anniversaires. Ceci pourrait se passer très bien. Sauf que je ne gère pas tout. En effet, ce n'est pas moi qui ai la fabuleuse idée de tartiner une brioche avec du put*** de Nutela qui colle, tache et j'en passe. Ce n'est pas moi qui fournit le canif Casino grand comme mon pouce pour couper cette brioche géante. Ce n'est moi non plus qui amène une tarte grande comme un Sous bock Kronenbourg pour 25 mômes... une tarte pas cuite avec des abricots qui coulent  (et qui ramolissent la pate pas cuite) et des saloperies de bougies qui ne s'éteignent pas. Non... mais c'est moi qui doit m'en sortir. Un vrai commando d'élite et pour seule arme un canif Casino... mais que vois-je... je suis sauvé... le canif est aussi équipé d'un tire-bouchon... ouaiiiiiiiiis. Je vais pouvoir m'ouvrir une bonne bouteille d'Arbois pendant que les chiards se pourriront le bide avec du Coca light. Ouaiiiiiiiis, il doit me rester un bout de saucisson qui tranaille dans mon sac.... Bon anniversaire....

                                                                                              Salutations.Un prof qui craque.

Ps : Maman de Richard, j'anticipe votre réponse et vous réponds dès à présent. Non, ceci ne vous concerne pas exclusivement. J'ai d'ailleurs distribué ce petit mot à tous les enfants de la classe. Et même en double pour les parents divorcés. Et mêm en liasse pour les pauvres gamins pour lesquels je n'ai toujours pas compris la division familiale.


                          Peut-être le cadeau des parents à la fin de l'année.
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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 17:54

 



"C'est celui qui dit, qui y est"... ça ne vous dit rien ?? ... et là : "Céssui Kidi Kiyet"...  Ah, je vois cette lueur au fond de votre regard... Cette lueur assombrie par l'adolescence et le nombre d'années qui ont suivi. Je me plonge  dans ce coin d'enfance et je vous vois :


Vous (9 ans) : Tu me donnes un bout de goûter, chteplet ?
Maxime (on en connais tous au moins un) : Nan, j'ai pas le droit.
Vous : Pfff, tu dis cha pachke tu veux pas m'en donner.
Maxime : Nan, j'ai pas le droit... c'est vrai. Pis en plus tu m'en donnes jamais toi.
Vous : Pachke je le mange avant d'arriver à l'école.
Maxime (logique) : Et ben takapa.
Vous (à cours d'argument) : Alllleeeez, chteplet. Et pis demain je t'en donne un bout du mien.
Maxime : J'te crois pas. D'abord t'es qu'un(e) sale menteu(r)(se)...
Vous : Céssui kidi kiyet.
Maxime : ....

Vous remarquerez tout d'abord ce léger défaut de prononciation... qui vous faisait la cible des colibets les plus durs. Maxime n'a pas eu la présence d'esprit de vous assèner un " Toi, d'abord... tu craches quand tu parles"... Il était trop occupé à gagner du temps en mangeant son goûter pour avoir une bonne excuse de ne pas vous en donner. En tout cas, j'espère qu'un orthophoniste  est passé par là.

Ensuite, vous remarquerez, votre langage et celui de Maxime... un peu enfantin, d'autres diraient mignoooon, ou encore naÏf et tellement pure. Vous même  êtes très poli(e) dans votre requête... toujours un Chteplet qui traîne.

Vous avez remarquez, j'en suis sûr, cette réplique singlante qui coupait le siflet de n'importe quel tchacheur, à l'époque. C'est vous qui l'avez dite en premier. Bravo.

Imaginez maintenant le même genre de conversation, aujourd'hui, avec des enfants du même âge.

Sylvain : Vas-y, file moi de ton choco.
Aline : C'est ça, tu rêves trop, toi.
Sylvain : Allez, assure.... fais pas l'crevard.
Aline : T'as jamais rien toi... tes parents, ils sont trop pauvres. Ton père il ramasse les poubelles... ahahaha..
Sylvain ( avec le bras tendu qui descend en diagonale) : Nan, mon père il bosse plus que le tien... aaaaah comment je t'ai cassé... comment je t'ai cassé.
Aline (pointant sa paume près du visage de Sylvain) : Vas-y je t'écoute pas. Parle à ma main.
Sylvain (avec le bras tendu qui descend en diagonale): Tu rêves, elle sent pas bon ta main...aaaaah comment je t'ai cassé... comment je t'ai cassé.
Aline (pointant sa paume près du visage de Sylvain) : Je t'écoute même pas. Parle à ma main.
Sylvain (avec le bras tendu qui descend en diagonale):  : Je vais te la casser ta main...aaaaah comment je t'ai cassé... comment je t'ai cassé.
Aline : Garçon si t'enlèves la cédille, ça fait garcon... aaaahhh. Parle à ma main.
... et ainsi de suite.

La conversation ne s'arrête que lorsque Ludovic se fait une luxation de l'épaule, et quand Aline se tape une crampe dans la paume.... jamais avant.
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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 16:15
J'ai honte... Moi, ce n'est pas contre un pouvoir despotique et totalitaire  que j'ai dirigé mes actions de sabotage... c'est seulement contre Madame Dubail, une collègue que je n'apprécie guère. J'ai honte... mais pas tellement. Je me remémore ses crasses, ses humeurs changeantes dont je fais souvent les frais, ses remarques bien placées qui font mal parfois... Quelle peau de vache (je reste poli, j'ai été assez vulgaire dans mon article d'hier).

Aujourd'hui, Madame Dubail se faisait inspecter. L'école est dans tous ses états depuis 1 mois. En effet, étant la directrice, l'école vit au rythme de ses humeurs et ses priorités. Depuis 1 mois : pas de réunion, pas de Madame Dubail dans la cour (même pendant son service...), pas de flicage dans nos classes.... Que du bonheur. Pour finir en beauté je me devais de marquer le coup par une action d'éclat.  Voici.

Madame l'inspectrice est une beauté fatale. A mille lieues des clichés d'un inspecteur gros, crade, bourru mais sympa... Madame notre inspectrice est un canon bien foutu qui sent bon, avenante mais très faux-cul (genre, la note d'inspection correspond plus à la taille de sa micro-jupe qu'à la largeur de son sourire). En tout cas, moi, j'aimerais bien rester bloqué dans l'ascenseur avec elle. Mais dans l'école il n'y a pas d'ascenseur et les escaliers sont rarement en panne.

Dans chaque circonscription circule (oralement) une espèce de liste concernant l'inspecteur. Il aime bien ci, il n'aime pas cela, il déteste quand un prof dit ça, il préfère qu'il dise ceci.... Une des règles incontournables de notre inspectrice... c'est la ponctualité.
Je n'avais rien prémédité. Il était 13h25... 5 mnutes avant la sonnerie. J'étais dans la cour, et  de service avec ma chère directrice. Elle faisait son premier service depuis 1 mois... car l'inspectrice s'était annonce pour 13h30. L'occasion s'est présentée sous les traits de Richard (pour une fois) qui s'était "blessé" au genou. Il nous montre son genou rougi par le frottement de sa main (rien d'autre).

Madame Dubail : T'as rien. File jouer.
Moi : Attends, montre moi.
Madame Dubail : Il a rien, tu veux voir quoi.
Moi : C'est pas toi que sa mère va menacer de procès pour non-assistance à personne en danger.
Moi (à Richard) : Allez viens Richard on va voir ça à l'intérieur.
Madame Dubail (toujours aimable) : Magne toi, j'ai l'inspection moi.
Moi (presque sincère) : Ouais, ouais....

Dans la salle des maîtres, les collègues finissaient de martyriser la photocopieuse. J'ai ouvert la pharmacie et me suis retourné vers Richard.
Moi : Faut faire un examen poussé de ton genou... tu risques de plus pouvoir marcher...
Un gosse normale aurait souri, genre "N'iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimpoooooooorte quoi ...." Lui s'est mis à pleurer de plus belle. Merde, je le connais en plus, je suis trop con. Les collègues m'ont  regardé en rigolant. J'ai haussé les épaules. Ils sont partis un par un. Je me suis  retrouvé tout seul avec mon grand blessé. J'ai trifouillé une heure dans la pharma et en ai ressorti un flacon de désinfectant et une compresse. La sonnerie a retentit.

Moi : Tu ne me laisses pas le choix. Je vais devoir te mettre  du piquant.
Un cri déchire le silence du bloc opéra... de la salle des maîtres.
C'est Richard : PAS DU PIQUAAAAAAAAAAAAAAANT.
Moi : T'es plus en maternelle... on ne dit pas du piquant.
Richard : C'est toi qui l'as dit.
Moi : C'est ça... tu veux aussi que je t'osculte les oreilles.
Richard : ....

13h35... Je pouvais encore gagner du temps. Il fallait que je consigne mon intervention "chirurgicale" dans le cahier prévu à cet effet. C'était bien la première fois que je le faisais.
Moi : Alors, dis moi... c'est ton genou gauche ou droit ?
Richard : ....
Moi : Ton genou blessé... c'est le quel ???
Richard : Ben tu vois bien...
Moi : C'est une question de maître, Richard... pour voir si tu sais.
Richard : Ben le droit....
Moi : T'es sûr ?
Richard (en plein dans le piège de maître) : ....
Moi :  Ah ah ... tu vois, t'es pas sûr....

Au final, on est arrivé dans la cour avec 10 minutes de retard. Mon plan avait fonctionné. J'avais tout misé sur la solidarité légendaire de mes collègues. Madame Dubail avait dû attendre mon retour car ma classe restait dans la cour. J'ai vu ma belle inspectrice et ma chère directrice en grande discussion. L'une avait fait tomber son sourire et montrait nettement son impatience, l'autre était tremblotante et soumise.... les ingrédients rêvés pour une inspection pourrie. J'ai saupoudré le tout d'une séance de sport sous les fenêtres de Madame Dubail, histoire de faciliter la concentration de ses mômes... et j'ai fignolé ma recette en envoyant 2 fois un gamin chercher une craie turquoise ou une carte de la Laponie du sud dans la classe de ma chère directrice, afin de perturber davantages son cour.

Je sais que je me suis fait remarquer par ma belle inspectrice... mais peu importe car l'an prochain, je me tire de cette circonscription.


 
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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 15:29

 

De retour de classe verte.  Les gamins m'ont déçu, niveau anecdote.... Ou alors c'est trop frais et ça va se décanter un peu plus tard. Par contre, une qui ne m'a pas déçu... et même qui m'a surpris : c'est Madame Colinet, notre accompagnatrice.

Au moment de l'organisation, quand la question des accompagnateurs s'est posée, je me voyais déjà afficher des petites annonces dans l'IUFM du coin pour recruter de la prof fraîche et étudiante avide d'apprendre et d'enseigner aussi... Je me voyais en entretien avec les unes et les autres de ces jeunes filles  (en jupes écossaises), une sucette à la bouche (pas moi... elles).... Je me voyais hésiter sur les compétences de l'une, la sincérité d'une autre .... et le maintien physique de toutes... car la classe verte avait quand même une petite dominante sportive...  (je vous rappelle que je n'ai "que" 28 ans et qu'il m'est encore permis de fantasmer sur les jeunes profs d'au moins 23 ans sans passer pour un vieux pervers... j'espère).

En tout cas, je me voyais, je me voyais.... mais je ne me voyais pas coincé dans l'ascenseur de Vulcania avec Madame Colinet.... la vieille fille qui nous a accompagnés sur les conseils railleurs de ma directrice qui s'est bien foutu de moi. Et pourtant quand j'ai senti l'ascenseur s'arrêté brusquement quelque part entre le niveau 2 et -2 du cratère de Vulcania.... je me suis cru dans un mauvais film érotique. Le genre de film dans lequel les 2 protagonistes mal à l'aise au début finissent dans une posture des plus délicates quand le beau pompier réussit enfin à ouvrir la porte. Dans un autre genre de film, le pompier se joint à la fête... et toute la caserne parfois...

Je ne l'aurai pas cru 5 minutes avant, quand je maudissais les 25 gniards qui me collaient aux basques depuis 3 jours non stop...  Mais je dois avouer que ce sont ces 25 monstres et  leur présence dans l'ascenseur qui m'ont sauvé la vie.

En effet depuis 3 jours je sentais bien que tous les fantasmes que j'avais eu envers une éventuelle jolie accompagnatrice... Madame Colinet les avait envers moi. Son regard insistant, ses sous-entendus lourds de sens, ses frôlements d'épaules (adipeuses soit dit en passant)... bref un tas d'indices qui me faisaient bénir l'organisation pourrie du centre qui faisait que les locaux des garçons et des filles n'étaient pas dans le même batîment... Et qui faisaient donc que Madame Colinet ne se serait jamais risquée de nuit  seule dans le centre pour rejoindre ma chambre et me faire une "surprise".

Quand on a compris qu'on était bloqué, les gamins ont rigolé (trop fort les gosses), Madame Colinet a paniqué (ça c'est  clair, elle a pas niqué... ) et moi j'ai chanté avec les mômes pour passer le temps pendant que Madame Colinet s'excitait sur les boutons de l'ascenseur (uniquement sur les boutons). Quand toute la liste ministérielle des chants de cycle 3 y est passée, l'ascenseur est reparti, Madame Colinet a poussé un gros soupir, les gamins du premier rang se sont essuyé la figure (rapport aux postillons du soupir) et on est ressorti heureux de cette petite anecdote à raconter sur nos blogs  respectifs.

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 22:00

Je vous ai déjà parlé de Richard à 2 reprises (ici et ).
Je vais vous parler de sa mère.

Richard est un surdoué... d'aprés ses parents. "Il a un QI largement supérieur" m'a dit sa mère. Supérieur à quoi ? A celui de ses parents ?   Je sais, c'est de la méchanceté gratuite. Mais cet article  une sorte d'éxutoire à l'agacement grandissant que j'éprouve face à cette mère à laquelle j'ai affaire régulièrement (une à deux fois par jour anviron).


Chaque matin :
Richard : Maître, ma maman a.....
Moi (ne le laissant pas terminer) : Passe moi ton cahier de correspondance.
Richard (terminant) : ... laissé un mot dans mon cahier.

Voici le type de mot :
Richard n'a pas beaucoup mangé ce matin... il a un deuxième goûter.
Richard a oublié son livre. Il n'a pas pu faire ses exercices. Nous avons appelé chez ses camarades mais personne n'était chez eux.
Richard a vomi 2 fois cette nuit.
Richard ne peut pas faire sport, il a peur de se faire mal au pied comme la dernière fois.
Richard a appris sa leçon pour l'évaluation.
Richard n'a pas osé vous dire qu'il avait mal à la tête hier.

Chaque matin, je souris intérieurement en lisant le mot.. et me voilà de bonne humeur. Merci Maman à Richard.

Chaque soir :
Maman de Richard (devant le portail) : Alors, c'est allé aujourd'hui ??

Voici mes réponses selon mon humeur:
Oui. Très bien.
Oui. C'est allé.
Oui.
Bonjour.
Oui et vous ?
Je vous direz demain.


Le pauvre Richard. Sa mère le surcouve. Pour la classe découverte, il a fallu se battre pour qu'il vienne. Et je me suis battu seulement car il est générateur d'anecdotes et que sans lui la classe est plus triste (et mon blog, plus vide). Je me suis bien battu et sa mère a accepté qu'il vienne. J'ai récolté seulement  3 ordonnances pour lui tout seul, une feuille entière rempli de recommandations, genre :

¤ Il ne faut pas laver le doudou de Richard. (Genre, j'allais faire la lessive des gosses).
¤ Richard ne boit que du lait écrémé. 
¤ Normalement Richard n'est pas malade en transport mais je mettrai des pastille contre le mal des transports dans sa valise. (Super, ce sera bien utile quand elle sera au fond de la soute. Et je pense que Richard ne manquera de manger ces "bonbons" à la première occasion.)
 ¤ Richard avait peur des volcans quand il était en maternelle.  (Richard va rentrer au collège dans 6 mois.)

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 15:27
Moi : Bon, on se revoit seulenent lundi à la gare pour le départ en classe découverte. C'est le moment si vous avez des dernières questions urgentes... Je vous écoute.

Voici le TOP 5 des questions urgentes.


Sylvain : On doit apporter des sacs plastique quand on est malade en transport ?
Moi : Euh... oui c'est une bonne idée. Je penserai à en prendre, moi.
Grégory : Moi aussi je peux en prendre... j'ai des gros sacs Carrefour.





Ludovic : Là-bas, ils seront à quoi, les sandouiches ???
(NDLR : on va juste en Auvergne.)





Sonia : On aura le droit de se mettre avec qui on veut dans le train ?
Moi (ou plutôt ce que j'aurais voulu répondre) : Non, vous allez être placés selon un classement établi par moi-même à partir de mes propres critères qui sont : 
¤ rit toujours aux blagues du maître
¤  ne saoule pas le maître pendant la récré
¤ a des parents absents qui se désintéressent de l'école et donc du maître
¤ a son anniversaire pendant les vacances et ne vient donc pas avec un gâteau en classe



Ludovic (encore) : Faudra qu'on emmène nos VTT ??
(NDLR : on part en train puis en car et il y a activité VTT prévue)
Moi : ...
Alice : Mais non, on en achétera là-bas ...




Richard (très surpris) : On part déjà Lundi ??????







Ps :En effet je pars lundi en Auvergne avec mes mômes... Je laisse un ou deux articles qui seront édités cette semaine et je reviendrai les bras chargés d'anecdotes... Bonne semaine. 
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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 23:11

Il est 11h39, quand je vois  le loustic se profiler dans l'encadrement de la porte. J'ai déjà mon chapeau sur le chef, mon imper jeté sur les épaules, prêt à partir me capitonner les baligoines. Ma pipe sur le coin de la bouche, je le regarde s'approcher, me rassois et m'enfonce dans mon fauteuil en le faisant tourner de droite et de gauche inlassablement.

Moi : Salut Ludo, qu'est-ce que tu baguenaudes par ici ?
Ludo : Salut Maître. J'ai peut-être une affaire pour toi.
Moi : .... C'est nouveau ça ! T'es une balance maintenant ?
Ludo : J'ai mes intérêts ... et je pense que t'y trouveras les tiens.
Moi : Dis toujours. En ce moment  j'me les arrondis pas mal. Y'a pas foule au portillon.
Ludo : C'est pour une affaire de tricherie en dictée...
Moi : ...tu m'intéresse... balance ce que t'as.... des noms....
Ludo : J'ai pas de nom...
Moi : Si t'as que peau de balle, tu peux déguerpir vite fait à la cantine, ça m'intéresse pas.
Ludo : ...mais j'ai une preuve...que toi seul peux utiliser.

Et là, il me déballe un Kleenex de sa poche et l'étale sur mon bureau. Le mouchoir paraiît propre... mais en y regardant bien on voit quelques mots griffonés au stylo de mauvaise qualité.
Je les reconnaîs de suite : les mots difficilles de la dictée.
Le film se refait dans ma tête : ce matin, les mômes se pointent en piaillant que j'avais oublié de leur donner les mots difficiles de la dictée pour la préparation. Ni une ni deux, j'te les écris au tableau en leur demandant de faire chauffer leur méninges à mémoire, que dans 5 minutes je les efface. Voilà toutes mes têtes blondes qui bouillonent du ciboulot... J'efface, je dicte, je relis, je ramasse et on passe à autre chose.

Moi : D'où tu sors ça.
Ludo : De la poubelle... je l'ai dégoté en taillant mon crayon...
Moi : En fait, j'aimerais mieux pas savoir.
Ludo : Alors, qui c'est ? T'es le seul à connaître toutes les écritures.

En effet, je l'avais reconnu au 1er coup d'oeil.

Moi : C'est quoi tes intérêts ??
Ludo : D'habitude, c'est moi qu'est le 1er en dictée. J'voudrais pas qu'on me grille en trichant.
Moi : Ca colle... et mes intérêts à moi ??
Ludo : C'est ton honneur maître... tu t'es fait avoir comme un bleu. Un colleton en CM2, c'est pas bon pour tes états de service... si ça venait à se savoir... (trois points de suspension qui veulent tout dire).
Moi : .... (trois points de suspension qui veulent rien dire).
Ludo : Alors, c'est qui ???
Moi : Laisse moi régler l'affaire.

Le gamin en question, c'est un stressé. Ses parents lui foutent grave la pression. En plus, je l'admire un peu le gniard... Non seulement je ne l'ai pas capté... (ce qui n'est pas un exploit car je ne suis jamais trop aux aguets...) mais surtout les autres ne l'ont pas capté (sinon ça ferait belle lurette que son nom serait en première page de la feuille de choux de l'école).

A 13h30.
Moi : Voilà... j'ai la preuve que l'un de vous a triché à la dictée. Je sais qui c'est.
Les mômes : C'est qui, c'est qui ???
Moi : Lui aussi, il sait qui il est.
Les mômes : ....
Moi : Ben oui.. c'est logique.
Les mômes logiques : Ben oui !
Les autres : ....
Moi : Je sais aussi que cette personne n'est pas fière d'elle et je sais que quand elle aura sa bonne note, elle ne sera pas si contente que ça. Qu'elle réfléchisse bien...




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Published by Tévélis - dans En classe
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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 17:59

Dans quelques jours, je pars en classe découverte avec ma classe. Aujourd'hui on a parlé des règles de vie à respecter pendant le séjour pour vivre ensemble.

C'est fou, les gamins sont tellement formatés par l'école qu'ils se mettent eux-mêmes des limites de fous. Heureusement, ça reste des mômes et parfois ça dérape complétement. A ce moment là, le job c'est de jauger, ajouter, modifier, traficoter et finalement créer et imposer son propre réglement en faisant croire que c'est celui des gamins eux-mêmes (c'est tout un art).

J'ai imaginé le réglement  de la classe (façon Moïse) si je les avais laissés en totale autonomie :

Les 10 commandements de la classe verte.

1. Dans le car, tu ne vomiras point si tu n'es pas assis à l'avant du car ( c'est la place des malades).

2. Dans le réfectoire, tu ne parleras point (sauf pour demander de l'eau, du sel ou du poivre, ou pour demander à ton voisin qu'il enlève le pied de sa chaise qui t'écrase le pied).

3. Les garçons n'iront point dans le dortoir des filles (sauf en cas d'incendie dans le dortoir des garçons, ceux-ci devront alors se réfugier dans le dortoir des filles en faisant le code suivant à la porte : 2 coups brefs, 1 coup long, 2 raclements de haut en bas, 5 coups brefs, 8 coups longs ... et 2 fois très fort : "Grouillez vous, merde, ça brûle".

4. Les filles n'iront point dans le dortoir des garçons (sauf en cas d'incendie dans le dortoir des filles, celles-ci devront alors se réfugier dans le dortoir des garçons en faisant le code suivant à la porte : 2 coups brefs, 1 coup long, 2 raclements de haut en bas, 5 coups brefs, 8 coups longs ... et 2 fois très fort : "Grouillez vous, merde, ça brûle".

5. Tu ne feras point de bataille de polochons (sauf si l'activité est encadrée par un moniteur titulaire du Brevet d'Etat et affilié à la FFBP (Fédération Française de Bataille de Polochons) qui aura vérifié au préalable que les polochons sont homologués selon les normes de la communauté européenne).

6. Dans les musées, tu ne brailleras point (ça fait mal à la gorge).

7. Dans les dortoirs, tu ne réveilleras point tes camarades (par contre, avec ceux que tu ne considères pas comme des camarades... fais ce que tu veux).

8. Le maître et la jolie accompagnatrice, tu laisseras tranquilles.

9. Les dents tu te laveras quand tu veux (sauf pour ceux qui ont un appareil et qui devront avoir leur brosse à dents attachée autour du cou jour et nuit).

10. Le séjour tu ne raconteras point à tes parents. (surtout le coup où le maître vous a perdu de nuit à 2 pas d'un précipice....)

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Published by Walter - dans En classe
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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 09:41

Madame Lafeuille... c'est un vrai personnage. Les gamins la surnomment Madame Papier. Moi je l'appelerais plus volontiers Lafeuille Blanche ...rapport à son teint très pâle ...ou Lafeuille Vierge... rapport à sa sexualité (enfin je suppose).

Pour rester dans le thème, si Mme Lafeuille était une vraie feuille, ce serait sans doute, un document administratif hyper chiant, avec toutes les formes et les lourdeurs que ça engage.

Mme Lafeuille, elle connaîssait déjà toutes les subtilités des nouveaux programmes de la rentrée 2008, bien avant que je sache qu'on avait changé de programmes en 2002 (c'est peut-être moi qu'il faut remettre en cause.)

Mme Lafeuille, elle s'habille comme quand Marty McFly se retrouve projeté dans le passé au volant de sa Doloréane dans "Retour vers le futur." Pas comme Marty McFly, en garde côte, mais comme les gens de l'époque.

Mme Lafeuille, malgré son côté rétro, on dirait qu'elle vient du futur (justement) quand elle parle aux mômes. Elle leur parle comme un robot parlerait à des attardés.

Pourtant, Mme Lafeuille, elle a sûrement un vice, genre Meetic.fr....
Je l'imagine chater sur Meetic. Elle rentre son pseudo : RectoVerso... rapport à son nom...ou plus vulgaire : rapport à ses désirs cachés... Ensuite, elle cherche dans la communeauté Education Nationale, un doux pseudo mâle qui lui correspondrait...genre : Grosses-Balloches-Du-52.



RectoVerso a écrit : Slt

Grosses-Balloches-Du-52 a écrit : Slt

RectoVerso a écrit : T'es pas bien bavard mon beau...

Grosses-Balloches-Du-52 a écrit : T'es comment ???

RectoVerso a écrit : grande, un peu sèche, les cheveux fins qui pendent sur les côtés, les traits tirés et une verrue sur la joue..et toi ???

Grosses-Balloches-Du-52 a écrit : Hummm, c'est appétissant tout ça... Moi, je suis gros, je porte un gros pull en laine (qui gratte) sur une chemise à carreaux boutonnée jusqu'au cou, un pantalon de velours et je suis crade et...barbu...

RectoVerso a écrit : Arrête, tu m'excites déjà...

Grosses-Balloches-Du-52 a écrit : Tu fais quoi, là ?

RectoVerso a écrit : Je suis en train de corriger les copies de mes vilains élèves...

Grosses-Balloches-Du-52 a écrit : Au stylo rouge ???

RectoVerso a écrit : Bien-sûr, qu'est ce que tu crois...je suis une furie, moi.

Grosses-Balloches-Du-52 a écrit : Humm, tu voudrais pas me corriger en rouge...

RectoVerso a écrit : Tu vas trop vite, là... je sais pas...

Grosses-Balloches-Du-52 a écrit : Lâche moi ton tel...je suis dans tous mes états...

RectoVerso a écrit : Il y a ma mère qui dort ...

Grosses-Balloches-Du-52 a écrit : Merde, t'as quel âge ?

RectoVerso a écrit : 45 ans pourquoi ??

Grosses-Balloches-Du-52 a écrit : Non pour rien, lâche moi ton tel...

RectoVerso a écrit : Non vraiment... c'est trop rapide, je sais pas...

Grosses-Balloches-Du-52 a écrit : Fais pas ta mijorée...tu m'allumes et puis plus rien...Sale BIIIIIIP

RectoVerso s'est déconnectée.

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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 00:39

Voici un exemple de réinvestissement des connaissances acquises ou en cours d'acquisition.

Le matin en grammaire :

Moi : Pour résumer, des mots de la même famille ont une racine commune et se réfère au même thème...exemple : rapide, rapidité, rapidement... C'est clair....?

Les gosses : Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...

 

L'après-midi en sciences :

Moi : D'accord... les herbivores mangent de l'herbe.... les carnivores de la viande.... et les piscivores ????

Philippe : Des pissenlits...

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Un Prof À L'envers

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